harun yahya

24 août 2011

Les miracles de notre Prophète (pbsl) - 4: Certains miracles de sa vie

Les miracles de notre Prophète (pbsl) - 4: Certains miracles de sa vie

Qubbat al-Sakhra (Le Dôme du Rocher) construit sur la pierre sacrée Hajar Muallaq

Il y avait beaucoup de miracles dans la vie de notre Prophète Mouhammad (pbsl) tel que le Coran (le plus grand de ses miracles), son excellent caractère moral et ses actes et paroles. Il proclamait le Coran comme un guide vers le droit chemin et il a atteint toute sa communauté, des Bédouins moins civilisés à la gente la plus civilisée. C’était aussi un des miracles d’Allah. Il communiqua très efficacement la moralité islamique. Par son effet, les gens qui avaient l’habitude d’enterrer leurs filles vivantes se métamorphosèrent en des personnes miséricordieuses et compatissantes et ceux qui avaient l’habitude d’adorer des idoles ont de leur propre gré décidé de croire en l’unicité d’Allah.

Bon nombre de ces miracles nous sont relatés dans le Coran et les hadiths. Parmi ces miracles, on peut citer les suivants :

Son ascension dans les cieux (Al Mir’aj)

L’ascension du Prophète Mouhammad (pbsl) est un des plus grands miracles qui s’est produit. Les sourates al-Isra’ (Le voyage nocturne) et al-Najm (L’étoile) relatent ce miraculeux voyage nocturne vers la Mosquée al-Aqsa et son ascension jusqu’au "lotus de la limite extrême " (Sidrat al-muntaha).

Al Hajar Muallaq : La pierre sacrée sur laquelle notre Prophète (pbsl) marcha quand il fit son ascension (Mir’aj).

En arabe, le terme Isra’ signifie "voyage nocturne" ou " promenade de nuit ". Dans le premier verset de la sourate al-Isra’, Allah le Tout-Puissant nous parle du miraculeux voyage de notre cher Prophète (pbsl) :

Gloire et Pureté à Celui Qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Mouhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. C'est Lui, vraiment, qui est l'Audient, le Clairvoyant. (Sourate al-Isra, 1)

Le mot aqsa signifie ‘loin’ ou ‘plus loin’. La Mosquée al-Haram est située à la Mecque ; la Mosquée al-Aqsa est située à Jérusalem. La distance entre elles est de 1235 km. Notre Prophète (pbsl) fut transporté de la Mecque à Jérusalem. Le grand savant islamique Ibn Kathir dit qu’au moins vingt-cinq Compagnons ont entendu cet évènement rapporté de notre Prophète (pbsl) mais que ce nombre pourrait être aussi grand que quarante. Les évènements rapportés par Anas ibn Malik, Abu Hourayrah, Abu Saïd al-Khudri, Malik ibn Sa’ sa, Abu Zarr al-Ghaffari, Abdullah ibn Abbas, Abdullah ibn Mas’ud et Umm Hani sont considérés comme les plus crédibles.  Selon eux, pendant que notre Prophète (pbsl) était en train de dormir chez sa nièce (Umm Hani Abi Talib), l’ange Gabriel lui apparut, le mit sur un animal appelé buraq et l’amena à la Mosquée al-Aqsa où il fit son ascension. Les hadiths contiennent un groupe d’informations détaillées à propos de ce qu’il a vu durant cet évènement tels que ses conversations avec les précédents Prophètes (pse) et des aperçus du paradis et de l’enfer.

Selon les textes islamiques, les incroyants mecquois doutaient à propos de ce miracle à cause de leurs faibles intellects et ainsi essayèrent de s’informer sur la véracité de ses paroles. En raison de leur attitude inconvenante, Allah les a humiliés et ils se sont ridiculisés eux-mêmes :

Ils demandèrent : "Peux-tu nous décrire la Mosquée al-Aqsa ?".

 Ci-dessus : Le voyage miraculeux de notre Prophète (pbsl) était de la Mosquée al-Haram al-Sharif à la Mosquée al-Aqsa de Jérusalem

Certains d’entre eux y avait été et l’avait déjà vue. Le Prophète (pbsl) répondit :

"J’ai commencé à décrire la Mosquée. En décrivant quelques endroits, j’avais des doutes. Et à ce moment là, Allah le Très Haut a apporté la Mosquée devant mes yeux. Je l’ai alors regardée et j'ai commencé à la décrire." 1

Après avoir témoigné de l’adresse du Prophète (pbsl), ils clamèrent : "Avec une telle description, par Allah, il avait raison." Il a aussi dit :

" Je me souviens quand j’étais à Al-Hijr et que les Qoraïchites me questionnaient sur mon Voyage nocturne.  Ils me demandaient des choses à propos de Bayt al-Maqdis (Mosquée al-Aqsa) sur lesquelles je n’étais pas sûr… Puis Allah l’a élevé pour que je puisse la (Mosquée al-Aqsa) voir et il n’y avait rien dont il me questionnait et dont je pouvais ne pas donner la description."2

Avant cet évènement, le Prophète Mouhammad (pbsl) n’avait jamais été à la Mosquée al-Aqsa, c’était donc un grand miracle qu’il ait pu répondre à toutes leurs questions. Ce miracle augmenta l’enthousiasme des croyants et leur ardeur et renforça leur lien avec notre Prophète (pbsl) ; certains incroyants, cependant, persistaient dans leur rébellion. Ils allèrent voir Abou Bakr et, après avoir porté des accusations sans fondement sur notre Prophète (pbsl), ils lui demandèrent s’il croyait à cet évènement et s’il voudrait continuer à croire à notre Prophète (pbsl). Il répondit : "S’il a dit ça, alors je le crois, oui."  

Vue externe de Qubbat al-Sakhra (Dôme du Rocher)

Pour sa loyauté, notre Prophète (pbsl) lui décerna le titre Al-Siddiq (Le Véridique).

Les hadiths nous renseignent aussi que notre Prophète (pbsl) leur montra plus d’une preuve miraculeuse qu’ils ne pouvaient nier :

Ils lui demandèrent : "Quelle preuve en as-tu ?" le Prophète (pbsl) répondit : " J’ai rencontré une caravane appartenant aux Qoraïchites. C’était à tel et tel endroit. La caravane était effrayée par nous et prit un autre chemin. Il y avait un sac blanc et noir sur un chameau de la caravane. Ce chameau a poussé des cris et s’est ensuite effondré."

Lorsque la caravane revint, ils leur ont demandé ce qui leur était arrivé. Ils racontèrent ce qui s’était passé, exactement comme le Prophète (pbsl) l’avait décrit. 3

Ses deux descriptions de la Mosquée al-Aqsa et celle de la caravane étaient de grands miracles relevant de la miséricorde d’Allah. Allah nous informe dans le Coran par quelques versets à propos de sa montée jusqu’à "l’arbre-lotus de la limite extrême" :

Il l'a pourtant vu, lors d'une autre descente, près de la Sidrat-ul-Muntaha, près d'elle se trouve le jardin de Maawa : au moment où le lotus était couvert de ce qui le couvrait.  La vue n'a nullement dévié ni outrepassé la mesure.  Il a bien vu certaines des grandes merveilles de son Seigneur. (Sourate an-Najm , 13-18)

Ce grand miracle est une importante preuve venant de notre Seigneur adressée aux incroyants. Chaque miracle singulier que notre Seigneur permettait d’accomplir à notre Prophète (pbsl) était créé par la volonté d’Allah. Aucun d’entre eux ne dépendait d’une cause et ils étaient tous de nature à fortifier, à renforcer la foi des croyants.

La terre sur laquelle se trouvent le Dôme du Rocher (Qubbat as-Sakhra)
et la Mosquée al-Aqsa est sacrée pour tous les Musulmans

 

Notre Prophète (pbsl) fendit la Lune en deux

L'Heure approche et la Lune s'est fendue.
(Sourate al-Qamar , 1)

Un autre miracle eut lieu lorsque notre Prophète (pbsl) fendit la Lune en deux. Allah mentionne cet  extraordinaire évènement dans le Coran et beaucoup de hadiths rapportent ce miracle :

L'Heure approche et la lune s'est fendue. Et s'ils voient un prodige, ils s'en détournent et disent : “Une magie persistante” et ils [le] traitent de mensonge et suivent leurs propres impulsions, or chaque chose arrivera à son terme [et son but]. (Sourate al-Qamar, 1-3)

La division de la Lune (wa inshaqqa al-qamar) est mentionnée par les termes inshaqqa (se fendre)  et qamar (Lune). Inshaqqa(se fendre, fractionnement) dérive d’une racine arabe de base,shaqqa, qui signifie "se diviser, pousser, apparition de plantes après labourage". Au sens contextuel ici, ça signifie "être divisé", "être coupé en pièces, être séparé". The Encyclopaedia of Seerah contient une compilation de tous les hadiths relatifs à cela. En résumé, ils disent :

C’était une soirée du 14ème jour du mois lunaire, 5 années avant la Hijra (l’émigration) à Médine. A ce moment-là, la Lune se divisa en deux. Une partie était visible sur une face d’une colline et l’autre partie sur l’autre face de la colline. C'était seulement pendant une seconde. Puis, les deux parties de la Lune se sont jointes à nouveau. À ce moment-là, le Prophète (pbsl) était à Mina. Il s’est adressé à ceux qui étaient là, leur disant : "Regardez et soyez témoins !". Les incroyants ont suggéré qu'il les avait ensorcelés, et que c’est pour cette raison que leurs yeux n'avaient pas vu précisément. D'autres personnes présentes disaient : "Mouhammad (pbsl) pourrait nous avoir ensorcelés mais pas ceux qui ne sont pas là. Attendez un peu et demandons à ceux qui viendront par ce chemin et demandons leur s'ils ont vu un tel miracle." Ceux venant de l'extérieur ont reconnu qu'ils en avaient été témoin. (Afzalur Rahman, Encyclopédie de Seerah, 164.)  

Cet évènement est inclus dans les travaux de grands savants du Hadith tels que l’Imam al-Bukhari, Muslim, Al-Tirmidhi, Ahmad ibn Hanbal, Abu Daoud, al-Hakim, al-Bayhaqi, and Abu Nu’aym. 4

Certains de ces hadiths se présentent comme suit :  

Abdullah ibn Mas’ud rapporte : Nous étions avec le Messager d’Allah (pbsl) à Mina quand la Lune s’est fendue en deux. Une partie était derrière la montagne et l’autre était sur le côté de la montagne.

Il (pbsl) nous a dit : "Soyez témoins de cela."  5

Abdu Llâh Ibn Mas'ûd -qu'Allah l'agrée – a dit, rapporté par l'Imam Al Bukharî :

Au temps du Messager d'Allah (pbsl), la Lune se fendit en deux morceaux, un morceau au-dessus de la montagne, et un autre en contre-bas. Alors le Messager d'Allah (pbsl) nous dit : "Soyez témoins !".6

Durant la vie du Messager d’Allah, la Lune s’est fendue en deux ; une partie était visible sur la montagne et l’autre était au-delà de la montagne. A cet effet, il a dit : " Témoignez de ce miracle." 7

Les hadiths informent que ce miracle s’est produit à la Mecque. Ils disent aussi que les Mecquois voulaient qu’ils accomplissent ce miracle :  

"Les gens de la Mecque demandèrent au Messager d’Allah de leur montrer des signes (miracles) et il leur montra la division de la Lune deux fois." 8

D’après l’histoire, le Prophète Mouhammad (pbsl) avait répondu à leur attente, à leur demande mais ils ont continué à nier la vérité de son message et refusèrent d’embrasser l’Islam :

Et s'ils voient un prodige, ils s'en détournent et disent : “Une magie persistante”. Et ils [le] traitent de mensonge et suivent leurs propres impulsions, or chaque chose arrivera à son terme [et son but]. (Sourate al-Qamar, 2-3)

Les incroyants ne pouvaient rien dire face à un si grand miracle et accusèrent notre Prophète (pbsl) de les avoir ensorcelés. Après avoir vu la Lune fendue sous leurs propres yeux, ils auraient dû réaliser qu’il était un vrai Prophète. Mais, en raison de leurs arrogances, de leurs désirs et passions, ils n’ont pas accepté le Coran. Cette attitude est commune à tous les incroyants. Quel que soit le miracle dont ils sont témoins, ils disent :

… Vraiment nos yeux sont voilés. Mais plutôt, nous sommes des gens ensorcelés. (Sourate al-Hijr, 15)

Bediüzzaman Saïd Noursi mentionne la division de la Lune dans " Les Lettres ". Il relate que beaucoup de Compagnons en témoignèrent et que les incroyants étaient complètement impuissants face à cet évènement :

"Parmi ses plus grands miracles se trouve, rapporté de façon certaine et mutawatir, le fait de fendre la Lune. Ce miracle a été rapporté à travers diverses chaînes de transmission atteignant le degré de tawatur et par les premiers Compagnons, parmi lesquels se trouve Ibn Mas’ud, Ibn Abbas, Ibn Umar, Ali, Anas et Hudhayfa (ra). De plus, dans le Coran Allah rappelle ce miracle suprême au monde entier :

L'Heure approche et la Lune s'est fendue. (Sourate al-Qamar, 1)

Même les plus têtus des incroyants ne pouvaient contester ce verset ; tout ce qu’ils pouvaient dire était : "C’est magique !"Ainsi, même les incroyants étaient certains que cela s’est produit." 9  

Bediüzzaman dit qu’une des raisons derrière les miracles de notre Prophète (pbsl) était d’exposer la différence entre un tyran comme Abu Jahl et une personne vertueuse telle Abu Bakr (ra). Dans " Les Lettres ", il dit :

"Les miracles ont lieu afin de prouver la réalité de la prophétie et pour convaincre les négateurs sans toutefois les forcer à croire. Ce miracle était nécessaire pour convaincre ceux qui avaient déjà entendu parler de la prophétie de Mouhammad (pbsl). Que ce fût pour permettre l’observation de ce miracle dans toutes les régions du monde ou pour démontrer l’évidence incontestable de sa prophétie, cela aurait donc été contraire à la fois à la sagesse du Créateur le Tout-Puissant et au but de la fonction de l'humanité dans l'univers, s’il en avait été autrement, qui est celui d’ouvrir la voie pour l’esprit sans pour autant ôter le libre-arbitre. Si le Très-Sage Créateur avait fait voir dans les mêmes conditions la Lune pendant quelques heures au monde entier, conformément aux caprices des philosophes matérialistes, et si ce fait avait été ainsi enregistré par tous les historiens, il aurait été traité parmi d’autres incidents astronomiques sans être limité à la fonction de Messager de Mouhammad (pbsl) et sans être considéré comme une preuve de sa prophétie. Ou cela aurait été un miracle si évident que cela aurait forcé les gens à croire et à les priver du libre-arbitre. En conséquence, les charbons et les diamants (ou Abu Jahl et Abu Bakr) auraient été les mêmes et le but de la fonction de l'humanité dans l'univers aurait été perdu... "  10

Comme tous les autres corps et êtres dans l’Univers, la Lune se trouve assujettie à la puissance du Seigneur ; elle ne peut être observée que s’Il le veut et comme Il veut qu’elle soit vue. Comme Allah l’informe dans le Coran, tout ce à quoi Il donne l’ordre de se produire se produit :

Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : “Sois”, et c'est. (Sourate Ya-sin, 82)

Tout cela montre qu’Allah a placé Son Messager, le Prophète Mouhammad (pbsl), au-dessus de tout autre être humain, lui révélant Son dernier Livre Saint et, dans Sa Miséricorde, l’a autorisé à accomplir des miracles en vue d’adoucir les cœurs des gens, ceci étant un moyen de conduire les gens à la foi. Des peuples ont embrassé l’Islam pour sauver leur vie dans l’au-delà. D’autres ont perdu leur vie éternelle à force de persister dans leur rébellion. Les messages qu’Allah a adressés à notre Prophète (pbsl) se sont toujours avérés être vrais, véridiques.

1. Imam Ahmad, Musnad
2. Ibn Kathir, Tafsir du Coran avec les hadiths (Istanbul: Cagri Publications, 1996), 9:4623. 
3. Ibid., 4615.
4. Ilyas Celebi, Itikadi Açıdan Uzak ve Yakın Gelecekle İlgili Haberler, Maison d'édition, Istanbul, Mars 1996, 161 
5. Mouslim
6. Mouslim
7. Al-Boukhari 
8. Mouslim
9. Bediuzzaman Said Nursi, La Collection de Risale-i Nur, les Lettres, la 19ème Lettre, p.191
10. Bediuzzaman Said Nursi, La Collection de Risale-i Nur, les Lettres, la 19ème Lettre, p.221

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Une des plus grandes peurs de l'homme : la solitude

Une des plus grandes peurs de l'homme : la solitude

L’une des principales peurs de la majorité des personnes est de rester un jour tout seul.

Juste après les années d’enfance toute leur vie passe dans l’inquiétude de rester totalement seule. Cette peur est la crainte du lendemain, être inquiet pour l’avenir, de se retrouver sans argent, ne plus avoir de travail, la crainte de perdre les atouts qu’il voit en lui et aussi l’inquiétude qui envahit sa peur de perdre toutes les choses en rapport avec la vie dans ce monde.

La crainte dans l’avenir de perdre un jour sa famille, ses copains, ses amis, ses enfants, ses voisins, tout ce qu’ils aiment et d’une manière ou  d'une autre qu’ils vont rester séparés et loin d’eux occupe toujours une place dans un coin de leur tête. Il y a aussi à la base de cette peur chez la plus grande partie des personnes la crainte contre l’idée de mourir un jour tout seul.

En général ces gens qui désirent: "que j'aie une famille nombreuse", "que mon entourage soit large", "que mes amis soient plus nombreux" essaient d’apporter avec ces pensées de faux espoirs à cette peur qu’ils éprouvent. Ils veulent toujours être dans la foule, qu’il y ait toujours plus de personnes dans leur entourage, et ils veulent se faire d’avantages de nouveaux amis.

Le fait de vouloir plus de copains et d’amis est tout à fait normal. Par contre si c’est dans l’intention de fuir la solitude alors ce n'est pas réfléchir sur la réalité des choses et fermer les yeux sur les vérités, c’est vivre loin d’Allah avec l’esprit dans un état anormal.

Celui qui sait que tout ce qu’il a rencontré et toutes les personnes qu’il a vues durant toute sa vie sont  des créatures d’Allah et que son véritable ami est Allah est loin de ces genres de peurs.

Même s’il se retrouve dans l’endroit le plus peuplé du monde, qu’il soit au centre de milliers de personnes il saura en réalité que face au pouvoir infini d’Allah il est seul. Il n’oubliera pas l’existence d’Allah qui l’encercle de tous les sens. Il est conscient que l’image de la foule autour de lui est créée par Allah dans le seul but de  le tester. Peu importe la situation dans laquelle il se trouve ; soit dans une foule, soit dans un endroit désert, il sait qu’il est toujours avec Allah. Dans un verset Allah nous fait savoir cette vérité :

Ne vois-tu pas qu'Allah sait ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Pas de conversation secrète entre TROIS SANS QU'IL NE SOIT LEUR QUATRIÈME, NI ENTRE CINQ SANS QU'IL N'Y SOIT LEUR SIXIÈME, NI MOINS NI PLUS QUE CELA SANS QU'IL NE SOIT AVEC EUX, LA OU ILS SE TROUVENT. Ensuite, Il les informera, au Jour de la Résurrection, de ce qu'ils faisaient, car Allah est Omniscient. (Sourate al-Mujadalah, 7)

Alors que dans un autre verset du Coran Allah nous fait savoir qu’il est plus proche de l’homme que sa propre veine jugulaire :

Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et NOUS SOMMES PLUS PRES DE LUI QUE SA VEINE JUGULAIRE. (Sourate Qâf, 16)

Allah donne aux personnes possédant un esprit la conscience pour comprendre cette importante vérité et pour qu’ils la ressentent Il crée des événements. Réfléchissez, un homme ; il peut avoir de nombreux copains et avoir autant d’amis, et il peut avoir aussi beaucoup de gens heureux autour de lui si son cœur n’est pas avec Allah, s’il n’est pas conscient qu’Allah est présent et l’encercle de tous les sens et s’il ne pense pas qu’Allah est plus proche de lui que tout il va se sentir l’homme le plus seul du monde.

Par contre s’ils enferment un homme dans une chambre tout seul de façon à ce qu’il ne puisse voir ni personne ni quelque chose, si son cœur est avec Allah et s’il ressent la présence d’Allah à tout moment en sa compagnie et qu’Il l’encercle de tous les sens avec son pouvoir infini, il ne vivra jamais le sentiment de solitude que pourrait lui donner son esprit. Il saura que ses copains, ses amis, sa famille sont une manifestation d’Allah et que chacun d’eux est créé parce qu’Allah l’a souhaité. L’amour et la passion qu’il a envers les manifestations d’Allah appartiennent en réalité à Allah. Ce qui va rendre réellement l’homme heureux c’est l’existence infinie et la présence permanente d’Allah. Allah nous fait savoir dans un des versets du Coran :

ALLAH NE SUFFIT-IL PAS A SON ESCLAVE [comme soutien] ? Et ils te font peur avec ce qui est en dehors de Lui. Et quiconque Allah égare n'a point de guide. (Sourate az-Zumar, 36)

Alors que dans un autre verset Allah nous fait savoir que, dans le monde, les amis de ceux qui croient sont, comme une manifestation d’Allah, ses messagers et ceux qui adorent Allah et les fidèles qui vivent pour le consentement d’Allah :

Vous n'avez d'autres alliés qu'Allah, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Salât, s'acquittent de la Zâkât, et s'inclinent devant Allah. (Sourate al-Mâ'ida, 55)

Le sentiment de peur et de solitude que ressentent ceux qui nient se base entièrement sur des peurs concernant le monde. Les croyants n’ont pas ce genre de peur. D’autre part les croyants aussi ne désirent pas la solitude. Ils préfèrent toujours être en présence de croyants que d’être seul. Mais cette volonté est entièrement tournée vers le consentement d’Allah, les principes du Coran et l’au-delà.

Le croyant est l’une des belles bénédictions qu’Allah a créées dans le monde. Et de cette raison un Musulman ne souhaite jamais rester seul loin des croyants. Créer une relation d’amitié sincère avec tous ceux qui croient vraiment avec le cœur en Allah, être ensemble pour un Musulman est une grande pratique religieuse et une grande bénédiction.

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La conférence de Harun Yahya à la base aérienne de San Antonio, Etats-Unis

Une conférence  fut tenue à la base aérienne Lackland de l'armée américaine, dans la ville de San Antonio dans l'état du Texas, par un représentant de Harun Yahya.

Les thèmes l'effondrement de la théorie de l’évolution et le fait de la Création et les miracles du Coran ont étéexpliqués le matin et le soir aux participants, composés  de soldats ayant les grades de sergent, sous-officier et capitaine.

Les soldats américains et non-musulmans ont écouté la conférence avec admiration. A la fin du programme, le Saint Coran et les livres de Harun Yahya ont été donnés aux soldats qui ont écouté la conférence. Une médaille a été remise par un capitaine au représentant de Harun Yahya pour être délivrée à M. Adnan Oktar et on a attirél'attention sur le fait qu’aucun conférencier n’avait reçu auparavant un tel cadeau.

Ils ont également indiqué qu'ils veulent organiser une conférence àplus grande échelle et avec un programme encore plus grand dans les mois suivants pour que toute la base aérienne puissent y assister.




















 

La médaille présentée à Harun Yahya après la conférence

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Les miracles de notre Prophète (pbsl) 3 : Son excellente personnalité

Le Prophète Mouhammad (pbsl) est une personne bénie et éminemment honorée auprès d’Allah. Allah l’a envoyé pour guider toute personne à la vérité et pour que chacun puisse se parfaire dans ce monde; il possédait une telle qualité morale, ce qui faisait de lui la personne la plus digne de confiance de tous les êtres humains et il était un exemple pour les autres de par son honnêteté. Il était un messager d’Allah dont la piété, la bonne moralité et le tempérament étaient exemplaires. Sa compassion, sa politesse, sa compréhension subtile, sa confiance en Allah, sa détermination dans la patience font de lui un guide pour tous les Musulmans.

Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous,
qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. (Sourate at-Tawbah , 128)

Ibrahim ibn Mohammad (ra), un petit-fils d’Ali ibn Abu Taleb (ra) relate l’information suivante : 

Quand Ali (ra) décrit les nobles caractéristiques du Messager d’Allah (pbsl), il avait l’habitude de dire : "Il était la plus généreuse et la plus véridique des personnes. Il était la plus bienveillante personne. Toute personne qui le voyait devenait soudainement impressionnée. Toute personne qui avait des contacts proches avec lui et connaissait sa moralité excellente l’aimait."

Celui qui le décrivait disait : "Je n’ai jamais vu quelqu’un comme lui avant lui ou après lui." 1

Dans sa communauté, il était appelé al-Amin (Le loyal). Son visage dégageait une lumière noble qui persuadait les gens de son honnêteté. Ceux qui écoutaient leur conscience au moment où ils parlaient avec lui comprenaient qu’il était spécial; Ils ont eu beaucoup de preuves du fait qu’il était prophète. Il était intelligent et perspicace et, en raison de l’excellence de sa personne, même les hypocrites lui demandaient de résoudre leurs litiges.

Ibn Sa’d rapporte ce qui suit, lui-même rapportant d’Ibn Asakir (ra), concernant la vertu et la bonté que les Compagnons (ra) voyaient continuellement chez le Prophète (pbsl) :

Le Prophète (pbsl) a émergé parmi les gens comme étant la meilleure personne en termes d’honnêteté, ayant le plus beau des caractères, le meilleur en relations sociales, le plus généreux dans son voisinage, le plus avenant en qualité de douceur et de sécurité, la personne au discours le plus franc et celui qui attache la plus grande importance à la courtoisie et aux bonnes manières. Il s’entendait bien avec tous. Pour ces raisons, ils l’appelaient Al-Amin (Le loyal) et le plus digne de confiance. 2

Ibn Sa’d rapporte ce qui suit d’Ibn Hashim (ra) :

"Pendant la période de l’ignorance, tout le monde demandait au Prophète (pbsl) de régler leurs différends." 3

Al-Hajar al-aswad
(La Pierre noire)

Yacoub ibn Soufiane (ra) et Al-Bayhaqi (ra) rapportent d’Ibn Shihab (ra) ce qui suit :

" Lorsque les Quraychites ont reconstruit la Ka’ba, ils ont commencé à se disputer sur le fait de savoir qui replacerait la pierre noire à sa position initiale. Chaque tribu souhaitait s’en charger. Ils ont alors convenu que : "Quiconque franchirait en premier lieu la porte du sanctuaire allait servir d’arbitre dans cette affaire pour trancher de leur désaccord." Le premier à passer par là était le Prophète (pbsl) qui était encore un jeune homme. (Selon des sources, il avait 35 ans). Ils l’ont donc nommé arbitre. Il leur a dit : "Apportez un grand drap". Un grand drap fut apporté. "Mettez maintenant la pierre dessus ensemble" leur dit-il. Après que la pierre fut déposée sur le drap, il dit : "Laissez le plus âgé de chaque tribu venir tenir un coin du drap comme représentant de chaque tribu."  Ils ont ainsi soulevé la pierre noire de la sorte et la transportèrent jusqu’à l’emplacement qu’elle devait occupée. Il (pbsl) s’est alors rendu à l'emplacement avec eux et a pris la pierre noire pour l’installer à sa place. En prenant de l’âge, il s’attira l’amour et le respect de tous. En raison de la notoriété de son honnêteté, il était surnommé Al-Amin(le loyal), le plus digne de confiance. Cet évènement avait eu lieu avant que la révélation ne lui soit faite." 4

Et il y aura pour toi certes, une récompense jamais interrompue. Et tu es certes, d'une moralité  éminente. (Sourate al-Qalam, 3-4)

Notre Prophète (pbsl) a passé sa vie au service de la guidance des gens au droit chemin, enseignant à ses Compagnons et prêchant, discutant avec les incroyants dans l’espoir de les diriger sur la bonne direction. En conséquence de cela, de simples Bédouins étaient devenus des personnes vertueuses brillant avec la lumière de la foi. C’était un formidable miracle. A côté de sa propre bonté morale, notre Prophète (pbsl) a montré nombre de miracles dont non seulement les Compagnons étaient témoins mais aussi beaucoup d’incroyants. Ses miracles étaient des preuves divines envers les croyants et une porte d’entrée à la foi pour suivre le droit chemin.

Etant donné son prêche de 25 ans, ses combats dans diverses batailles, affrontant des gens mauvais et coléreux et qu’il était toujours à la tête de la lutte, il est miraculeux de constater que rien d’innoportun ne lui soit arrivé et qu’il n’ait pas été assassiné. Son extraordinaire détermination et son héroïsme ont augmenté encore plus l’enthousiasme de ses Compagnons (ra). Un autre miracle est qu’il avait le pouvoir d’implanter les racines de la crainte et du respect d’Allah dans les cœurs de ses ennemis et de défaire les incroyants à chaque fois. Allah l’aida dans une bataille avec des anges et des armées invisibles de telle sorte qu’il pouvait défaire des armées qui étaient beaucoup plus nombreuses et plus puissantes que la sienne :

"Mais oui ! Si vous êtes endurants et pieux, et qu'ils [les ennemis] vous assaillent immédiatement, votre Seigneur vous enverra en renfort cinq mille Anges marqués distinctement. Et Allah ne le fit que (pour vous annoncer) une bonne nouvelle, et pour que vos cœurs s'en rassurent. La victoire ne peut venir que d'Allah, le Puissant, le Sage." (Sourate Al’ Imran, 125-126)

Notre Prophète (pbsl) prêchait l’Islam très efficacement et avec détermination. Par conséquent, il endurait de grandes souffrances. Bien qu’on lui ait même proposé un trésor et bien d’autres offres similaires pour qu’il arrête de diffuser l’Islam, il (pbsl) a refusé. En effet, il était toujours primordial dans son esprit de ne rechercher que l’agrément d’Allah et de travailler pour l’Islam et les Musulmans. Il (pbsl) a toujours espéré l’aide d’Allah et croyait que, avec Son aide, lui et les croyants finiront par triompher. C’est pour cela qu’il était toujours sous la protection d’Allah et n’a jamais subi de mal de la part des incroyants :

Et disaient : “Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ? " Il est plutôt venu avec la vérité et il a confirmé les messagers (précédents) (Sourate as-Saffat, 36-37)

"Et il y aura pour toi certes, une récompense jamais interrompue.
 Et tu es certes, d'une moralité éminente." (Sourate al-Qalam, 3-4)

"Ceci [le Coran] est la parole d'un noble Messager; doué d'une grande force, et ayant un rang élevé auprès du Maître du Trône, obéi, là-haut, et digne de confiance. Votre compagnon (Mouhammad) n'est nullement fou ; il l'a effectivement vu (Gabriel), au clair horizon ; et il ne garde pas avarement pour lui-même ce qui lui a été révélé." (Sourate at-Takwir, 19-24)

Le grand savant islamique l'Imam al-Ghazali donne des preuves de l’excellence du caractère moral du Prophète (pbsl) basées sur les hadiths rapportés par al-Tirmidhi, al-Tabarani, l'Imam al-Boukhari, Sahîh Muslim, l'Imam Ahmad, Sunan Abou Daoud, Ibn Majah :

"Le Prophète (pbsl) était le plus patient des hommes, le plus brave, le meilleur juge de tous et celui qui pardonnait le plus. Il (pbsl) était le plus charitable des hommes. Il ne gardait pas en stock les provisions des membres de sa famille qu’Allah lui donnait, plus d’une année. Il avait l’habitude de donner en aumône aux mendiants, aux nécessiteux qui lui demandaient et même au point de prendre sur ce qui lui était réservé comme provisions.

Il avait pour habitude d’être véridique même si des fois cela lui causait des problèmes à lui et à ses Compagnons (ra). Il avait l’habitude d’accepter les invitations de mariage, de visiter les malades et d'assister aux funérailles. Il était le plus modeste sans orgueil. Son discours était le plus éloquent, sans être trop long. Sa constitution était la plus belle.

Il avait même pour habitude de visiter les malades à des endroits distants. Il  restait avec les pauvres et destitués, mangeait avec eux, honorait ceux qui faisait preuve de noblesse et leur conseillait de faire de bonnes actions et de faire preuve de bonté envers les proches. Il ne traitait personne durement et acceptait les excuses qu’on lui présentait. Il plaisantait tout en restant véridique.

Il se permettait la pratique du sport, sans violence, et les jeux licites, jouait avec ses femmes et faisait des courses avec elles. Il ne rabaissait pas le pauvre en raison de sa pauvreté ni n’élevait le riche à cause de sa richesse. Il avait pour habitude d’exhorter, d’appeler les gens à Allah."  5

... ni la parole d'un devin, mais vous vous rappelez bien peu. C'est une révélation du Seigneur de l'Univers.

(Sourate al-Haqqah, 42-43)

…que ceci [le Coran] est la parole d'un noble Messager et que ce n'est pas la parole d'un poète; mais vous ne croyez que très peu. (Sourate al-Haqqah, 40-41)


L’analphabétisme de notre Prophète (pbsl)

Le Prophète Mouhammad (pbsl) était le prophète illettré dont l’arrivée était prévue dans la Torah et l’Evangile.

En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. (Sourate al-Ahzab, 21)

Quand il commença à transmettre le Coran à l’humanité, et ce, jusqu’à la fin de sa vie, il ne pouvait ni lire ni écrire. C’était une des plus importantes indications qu’il était prophète.

Alors qu’ils savaient que notre Prophète (pbsl) était illettré, les incroyants l’accusaient d’écrire lui-même les révélations. En réponse à cela, Allah révéla :

"Et c'est ainsi que Nous t'avons révélé un esprit [le Coran] provenant de Notre ordre. Tu n'avais aucune connaissance du Livre ni de la foi; mais Nous en avons fait une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. Et en vérité tu guides vers un chemin droit." (Sourate Achoura, 52)

Et n'eût été la grâce d'Allah sur toi (Muhammad) et Sa miséricorde, une partie d'entre eux t'aurait bien volontiers égaré. Mais ils n'égarent qu'eux-mêmes, et ne peuvent en rien te nuire. Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t'a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d'Allah sur toi est immense. (Sourate al-Nisa’, 113)

Le Prophète (pbsl), tout en transmettant le Coran à l’humanité, disait toujours que c’était "une révélation venant d’Allah". Il mentionnait de ce fait constamment et rappelait aux gens qu’ils avaient témoigné de sa vie avant qu’Allah ne lui accorde la prophétie :

"Dis : “Si Allah avait voulu, je ne vous l'aurais pas récité et Il ne vous l'aurait pas non plus fait connaître. Je suis bien resté, avant cela, tout un âge parmi vous. Ne raisonnez-vous donc pas?" (Sourate Yunus, 16)

En dépit de son analphabétisme, notre Prophète (pbsl) répandait très efficacement le message religieux. Il savait ce que contenaient l’Ancien et le Nouveau Testament et Allah lui a donné le savoir des autres Livres Saints et des communautés passées. Durant sa vie, notre Prophète (pbsl) a effectué beaucoup d’autres merveilles. L’Imam al-Ghazali écrit à propos des preuves miraculeuses de son analphabétisme :
"Le caractère et la conduite du Prophète (pbsl), ses actions, ses habits, sa direction des affaires, son traitement des différentes classes sociales, son indication à eux du droit chemin à suivre, ses réponses merveilleuses aux différentes questions subtiles et difficiles, ses efforts inlassables pour le bien des gens, sa bonne guidance concernant les lois flexibles de la Shari’a ; toutes ces remarques mènent à la seule conclusion que sa prestance était au-delà de la puissance d’un homme et que cela ne pouvait être sans l’aide d’une main invisible. Cette prestance était impossible à admettre pour une partie des hypocrites et négateurs. Les gens ont attesté, au regard de sa prestance et de ses qualifications, qu’il était un véritable homme prodigieux envoyé par Allah.

Allah lui a donné ces qualités alors qu’il n’était pas instruit et n’avait pas d’éducation, il vivait parmi des Arabes illettrés. N’ayant pas reçu d’enseignement particulier, orphelin et faible, comment a-t-il acquit de si belles qualités et une conduite si remarquable, un tel savoir au sujet d’Allah sans éducation ? Sa connaissance vraie et correcte au sujet des précédents prophètes, que la paix soit sur eux tous, démontre qu’il est un vrai messager d’Allah parce qu’il connaissait ces vérités par révélations. Comment aurait-il pu savoir ce qui était au-delà des capacités humaines sans que ce ne soit par révélation ? 6

Les Gens du Livre savaient, de façon certaine, que le messager dont la venue était prédite dans l’Ancien et le Nouveau Testament serait illettré. Mais, il est clair que les incroyants mentaient et  proféraient à tout vent que notre Prophète (pbsl) écrivait lui-même le Coran,  malgré les incohérences dans leurs propos.

En effet, il y aurait certainement des contradictions dans les paroles d'une personne qui ne dit pas la vérité. Des dates et des styles d'explication contradictoires auraient sûrement émergé dans ses discours.

Notre Prophète (pbsl), qui s’exprimait avec éloquence et sagesse, était le plus honnête, le plus modéré, le bien-intentionné aux bonnes mœurs dans sa communauté. Son intelligence et perspicacité suscitaient l’admiration et la confiance de tout un chacun.

Ils ne t'apporteront aucune parabole, sans que Nous ne t'apportions la vérité avec la meilleure interprétation (Sourate al-Furqan, 33)

Bien qu’il ne sache pas lire l’Ancien ou le Nouveau Testament, il connaissait aussi bien leur contenu et décrets que l’histoire des sociétés antérieures grâce aux révélations d’Allah. Tous ceux qui le connaissaient en étaient avisés. Notre Prophète (pbsl) n’est jamais allé à l’école pour recevoir une éducation. Ainsi, la sagesse contenue dans le message qu’il dispensait, qu’il prêchait aux Mecquois et autres est uniquement un des aspects miraculeux de cette personne bénie :

"Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes."  (Sourate al-Ankabut, 48)

Le célèbre savant islamique Jalal al-Din al-Suyuti interprète ce verset comme suit :

Tu n’as jamais lu un livre avant celui-ci, en d’autres termes avant le Coran. Tu n’a jamais écris ceci avec tes propres mains. S’il en avait été autrement, si tu avais été un lettré, les partisans de la superstition auraient émis des doutes te concernant et auraient dit : "Le Prophète décrit dans la Torah ne peut pas lire et écrire." 7

Malgré le fait que tout était tellement évident, les incroyants l’attaquaient, disaient toutes sortes de mensonge à propos de lui, et disaient qu’il était simplement un être humain comme eux :

"Leurs cœurs distraits; et les injustes tiennent des conversations secrètes et disent : “Ce n'est là qu'un être humain semblable à vous ? Allez-vous donc vous adonner à la magie alors que vous voyez clair ? ” Il a répondu : “Mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur la terre; et Il est l'Audient, l'Omniscient”. Mais ils dirent : “Voilà plutôt un amas de rêves ! Ou bien Il l'a inventé. Ou, c'est plutôt un poète."  (Sourate al-‘Anbiya , 3-5)

Mais notre Prophète (pbsl) demandait l’aide d’Allah et Son pardon, suivait Son Chemin et obéissait à Ses Ordres :

"Et quand leur sont récités Nos versets en toute clarté, ceux qui n'espèrent pas notre rencontre disent : “Apporte un Coran autre que celui-ci” ou bien “Change-le”. Dis : “Il ne m'appartient pas de le changer de mon propre chef. Je ne fais que suivre ce qui m'est révélé. Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d'un jour terrible”." (Sourate Yunus , 15)

L’encyclopédie de Seerah relate le fait que le grand savoir qu’Allah a donné au Prophète Mouhammad (pbsl) est une preuve qu’il était Son messager :

Le Prophète Mouhammad (pbsl) n’était pas instruit ; il ne pouvait pas lire ou écrire. Tout au long de sa vie, les membres de la famille dans laquelle il a grandi, ceux proche de lui et les peuples Mecquois ne l’avaient jamais vu toucher un livre ou tenir un stylo. Par conséquent, le Coran, l’océan de sagesse qui lui a été révélé, est un miracle unique. En effet, ce Livre contient des trésors d’informations tels que le sujet principal relatif à toutes les précédentes Ecritures Saintes, les histoires des précédents prophètes, les religions et leurs croyances, l’histoire antique, la civilisation, la culture et l’économie, les valeurs politiques et morales… Le fait que bien qu’il ne se soit pas instruit lui-même, et qu'il apparaisse devant les incroyants avec un Livre, est en tout cas la plus grande preuve de sa prophétie.  8

Des savants juifs reconnaissent notre Prophète (pbsl)

Des savants juifs ont reconnu notre Prophète (pbsl). Les Juifs et les Chrétiens décrits dans le Coran comme  "les Gens du Livre", ont certaines croyances et pratiques altérées. Cependant, ils continuent de suivre une religion venant d’Allah. Allah dit que le Coran était envoyé pour confirmer les autres livres saints antérieurs:

"Et croyez à ce que J'ai fait descendre, en confirmation de ce qui était déjà avec vous; et ne soyez pas les premiers à le rejeter. Et n'échangez pas Mes révélations contre un vil prix. Et c'est Moi que vous devez craindre."  (Sourate al-Baqarah , 41)

Allah révèle dans un autre verset que certains savants juifs reconnaissaient le Coran :

"Et ceci était déjà mentionné dans les écrits des anciens (envoyés). N'est-ce pas pour eux un signe, que les savants des Enfants d'Israël le sachent ? " (Sourate as-Shu’ara, 196-197)

"Ceci [le Coran] est la parole d'un noble Messager, doué d'une grande force, et ayant un rang élevé auprès du Maître du Trône". (Sourate al-Takwir, 19-20)

Dans son œuvre Al-Asas fi Al-Tafsir, le célèbre exégète coranique l'Imam Hawa écrit que :

Il est certain que le Coran existait dans les précédents Livres. En d’autres termes, il est référencé dans les Ecritures Saintes ou que le contenu de ses sens étaient transmis par les prophètes des autres communautés et était présent dans leurs Livres de la manière dont Allah l’avait révélé comme on peut l’observer dans les Textes Divins.

Les savants juifs modérés et honnêtes savent que la Torah, les Psaumes et l’Evangile contiennent les contenus du Coran et que chaque terme, élément qu’il contient est la vérité de la part d’Allah. Et que le Coran est le dernier Livre et notre Prophète (pbsl) est le dernier Prophète de qui les précédentes Ecritures Saintes parlent. 9

Les savants juifs et chrétiens ont donc immédiatement reconnus le Prophète Mouhammad (pbsl) comme le prophète illettré annoncé et attendu (et ce, peu importe le fait qu’ils n’ont pas voulu accepter la vérité). Allah dit dans le Coran que les Gens du Livre reconnaîtront notre Prophète (pbsl) de la même manière qu’ils reconnaissent leurs propres enfants mais que certains se rebelleront et ne croiront pas en lui et seront déçus :

"Ceci n'est qu'un rappel pour l'univers, pour celui d'entre vous qui veut suivre le droit chemin." (Sourate at-Takwir, 27-28)

"Ceux à qui nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d'entre eux cache la vérité, alors qu'ils la savent !" (Sourate al-Baqarah, 146)

"Ceux à qui Nous avons donné le Livre reconnaissent (le Messager Mouhammad) comme ils reconnaissent leurs propres enfants. Ceux qui font leur  propre perte sont ceux qui ne croient pas." (Sourate al-An’am, 20)

Allah avertit les Enfants d’Israël dans la Sourate al-Baqarah :

"Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter. Et croyez à ce que J'ai fait descendre, en confirmation de ce qui était déjà avec vous; et ne soyez pas les premiers à le rejeter. Et n'échangez pas Mes révélations contre un vil prix. Et c'est Moi que vous devez craindre. Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité." (Sourate al-Baqarah , 40-42)

 

La seule voie à travers laquelle notre Prophète (pbsl) a pu connaître les bénédictions et les vœux qu’ils ont fait à Allah était uniquement due au fait que le Seigneur le lui dise. Quand le Prophète Mouhammad (pbsl) récitait les versets, les savants parmi les Enfants d’Israël l’acceptaient comme le messager qu’ils attendaient. Les Gens du Livre savaient qui il était et qu’il disait la vérité étant donné sa vie exemplaire et son caractère moral magnifique. Allah révèle dans le Coran : 

"Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants." (Sourate al-A’raf, 157) 

Le célèbre savant islamique Omer Nasuhi Bilmen interprète ce verset comme suit :

"Ce verset révèle que ceux qui possèdent les qualités les plus distinguées, les meilleurs œuvres dans ce monde et dans l’Au-delà sont ceux qui suivent le Khatam al-Anbiya’ (Le Dernier Prophète) : ceux qui suivent le Prophète Mouhammad (pbsl) - à qui le Livre Divin a été révélé, dans lequel la connaissance du passé et du futur se trouvent, pensant qu’il n’a jamais rien lu ou écrit à quelqu’un - obtiennent l’honneur d’être de sa communauté. Il est mentionné par son nom ou par ses caractéristiques dans la Torah et l’Evangile. Il ne peut y avoir aucun doute qu’il est présent par son nom et par ses caractéristiques dans ces Livres. S’il (pbsl)  n’était pas mentionné dans ces Livres, le Prophète (pbsl) aurait-il clamé y être mentionné donnant ainsi libre cours à son propre rejet ?  Le Prophète (pbsl) est d’une telle noblesse qu'il recommandait et conseillait à ceux qui appellent à la foi, à toute l’humanité, de respecter et d'honorer les commandements d’Allah, afin d’acquérir une croyance authentique, une moralité pure et de montrer de l’affection aux créatures d'Allah (et il interdisait le blâmable)".10

Comme nous pouvons le voir, le fait que sa venue et les qualités de cette personne bénie étaient prédites aux Gens du Livre est encore un des miracles qui lui sont associés. Ceux d’entre les Juifs et les Chrétiens, qui possédaient une foi et du bon sens, utilisaient leur conscience pour considérer que ce qu’ils voyaient confirmait la vérité évidente.
 

1. Al-Tirmidhi, Shama'il al-Tirmidhi, tr. Muhammad Bin Abdur Rahman Ebrahim (New Delhi: 2000), 12-13
2. As-Suyuti, Tahdhib al-Khasa'is, 237.
3. As-SuyutiTahdhib al-Khasa'is al-Nabawiyyah al-Kubra (The Awesome Characteristics of the Prophet [saas] (Istanbul: Iz Publications, 2003), p.238 
4. Ibid., p. 237 
5. Imam al-Ghazali, Ihya Ulum-ud-din (Revival of the Sciences of the Deen), tr. Sitki Gulle (Istanbul: Huzur Publishings, 1998), 795-96. 
6. Imam al-Ghazali, Ihya', tr. Fazlul Karim, 2:252.
7. Tafsir of Jalalayn, tr. Ibrahim Serdar [Istanbul: Yusuf Sensoy Fatih Enes Publishings, 1997], vol. 3, p.1432-1433
8. Afzalur Rahman, Encyclopaedia of Seerah: Muhammad (saas) (Istanbul: Inkilap Publishing, 1996), 162. 
9. Imam Sa'id Hawa, Al-Asas fi al-Tafsir (The Basics of Qur'anic Commentary) (Istanbul: Samil Yayinevi, 1991), 332. 
10. Omer Nasuhi Bilmen, Ku'ran-i Kerim'in Turkçe Meali (Tafsir of the Qur'an) (Istanbul: Bilmen Basim ve Yayinevi), 2:1101-02.

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01 août 2011

L'importance de permettre aux autres d'avoir le dernier mot selon les valeurs du Coran

Allah le Tout Puissant a ordonné aux croyants de prêcher la religion non seulement aux Musulmans mais aux autres communautés également. Par conséquent, leur parler de l'existence, de  l'unicité et de la grandeur d'Allah et les inviter à vivre selon les valeurs du Coran, est une grande bénédiction et un acte d’adoration très important pour les Musulmans.

Pour cette raison, les croyants se souviennent d'Allah, disent toujours les mots les plus convenables, prêchent le message de l'Islam, imposent le bien et interdisent le mal. Toutefois, ils évitent de transformerles conversations en monologue, sans permettre à l’autrede parler, car ils savent que ce n'est pas l'attitude prônée par les valeurs morales Coraniques.

Dans le verset suivant, Allah nous dit que chaque parole prononcée est enregistrée:

Bien au contraire ! Nous enregistrons ce qu’il dit et accroitrons son châtiment. C’est Nous Qui hériterons ce dont il parle, tandis qu’il viendra à Nous, tout seul. (Sourate Maryam, 79-80)

Ainsi,les gens sont responsables de toutes les idées et formes de pensée qu'ils ont, de tout ce qu'ils font et de tout ce qu’ils disent, et ils seront traités en conséquence dans l'au-delà. Pour cette raison, l’objectif de chaque individu doit être de parler d’une telle manière afin que son comportement ne lui fasse pas honte et qu'il ne le regrette pas en présence d'Allah. Ceux qui sont conscients de cette vérité cruciale révélée par notre Seigneur dans le Coran et qui vivent selon les préceptes coraniques, sont sans nul doute des "croyants". Les croyants, passent toute leur vie avec l’objectif d'obtenir l'agrément d'Allah. Tout ce qu'ils font, chaque décision qu'ils prennent, leurs actions, leurs comportements sont tous destinés à plaire à Allah.

Ceci s’applique également à leurs discours, leurs conversations et la tonalité de leurs voix. Les croyants qui cherchent l'agrément d'Allah, ne prendront la parole que si ce qu'ils vont dire, apporteront une contribution positive à la personne à qui ils parlent.

Ils ne visent pas à attirer l'attention, et ne se vantent pas de leurs connaissances lorsqu'ils parlent à quelqu'un. Parfois, ils ne parlent pas du tout, et ils écoutent seulement. Et parfois un court discours leur suffit. Et parfois ils prononcent juste quelques phrases significatives pour donner leurs avis et ils préfèrent tirer profit des idées de leur interlocuteur. Cependant, il y a certaines personnes qui utilisent un style bien différent du discours basé sur les valeurs morales du Coran.

Les erreurs qui empêchent une conversation d'être sage

Les croyants parlent dans le seul but de plaire à  Allah, et seulement si ce discours va avoir un impact positif sur la personne à qui ils parlent. Ils ne cherchent nullement à être au devant de la scène. 

Cependant, beaucoup de gens essaient d’attirer l’attention sur eux-mêmes, en dirigeant leurs discours dans ce sens : "je connais mieux que tout le monde, donc je dois parler plus que tout le monde". Quelques-unes de ces caractéristiques indésirables peuvent être énumérées comme suit : ne jamais écouter personne, interrompre les autres, parler généralement d’une voix forte. De cette façon, ces gens pensent qu'ils peuvent amener les autres à les écouter et ainsi gagner leur respect. Ils n'hésitent pas à crier pour montrer comment ils ont raison, ou de dissuader, de convaincre ou de réduire les autres au silence. Cependant les Musulmans parlent  sur un ton raisonnable. Allah montre le Prophète Luqman (psl) comme exemple pour les croyants. Le Prophète Luqman (psl) recommande à son fils ce qui suit : Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes. (Sourate Luqman, 19)

Ces personnes ne pensent jamais  àécouter les  autres ou à bénéficier  de leurs idées. Selon elles, faisant de la conversation un monologue est une réussite et les rend supérieures. Par conséquent, elles n’imaginent pas que cela pourrait déranger les autres. Selon leurs perspectives, il n'est pas possible pour les autres d'avoir plus de connaissances qu’elles à un sujet ou d'aborder un sujet d’une façon plus intelligente. C'est une attitude dont les croyants doivent s'abstenir strictement. Notre Seigneur déclare ceci :

… Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]. (SourateYusuf, 76)

Les gensayant l'attitude : "je connais mieux que quiconque", essaient en général dedonner l'apparence d'être les plus intelligents, les plus sages et les mieux renseignés. Ils n'ont pas besoin de connaissances ou d'expertise profonde pour agir comme cela, cela pourrait être quelque chose que tout le monde connait, ou qu'eux-mêmes ne connaissent que superficiellement, ou quelque chose qu'ils ont appris des autres. A chaque occasion, ils tentent de démontrer leur soi-disant connaissance et expérience aux gens autour d’eux. Tout comme dans beaucoup d'autres cas, la source de ces mauvaises habitudes qui prônent  : "je connais mieux que tout le monde" provient de l'intérieur ; elle est l'ennemi de la sagesse et dubon sens.

Ecouter  une personne avec courtoisie sans l’interrompre est une bonne attitude, ce qui serait un moyen d’obtenir l'agrément d'Allah. Un tel comportement démontrerait également un signe de respect vis-à-vis de l’orateur. Cependant, les gens qui vivent loin de la moralité coranique, ne sont généralement pas attentifs aux  autres, soit ils les interrompent soit ils parlent en même temps qu’eux. Ceci est particulièrement courant dans les émissions de débats télévisés. Même les gens bien éduqués qui sont censés se comporter d'une manière plus appropriée, peuvent être très impolis et incivils. Ces personnes, au lieu d'essayer de profiter de ce qui est expliqué, s’efforcent simplement à se faire entendre au lieu de profiter des explications.  

Faire de longues phrases au cours desconversations est une autre attitude qui rend habituellement les autres mal à l'aise. Généralement, on devrait faire une pause entre les phrases et demander l'opinion des autres. Si une autre personne commence à parler, elle doit également éviter de répéter et de faire de longues phrases. En outre, changer de sujet et commencer à parler d'autres choses pendant que quelqu'un est encore en train de dire quelque chose, sont des actions dont on doit s’abstenir. Les croyants, par courtoisie, écoutent l'intervenant tout en le regardant dans le visage, ne forcent personne à les écouter, surtout si cette personne veut s’en aller.

Ecouter unepersonne avec courtoisie sans l'interrompre est une bonne attitude, ce qui peut être un moyen pour obtenir la satisfaction d'Allah. Un tel comportement serait également un signe de respect  envers l’orateur.

Par contre, il est tout à fait naturel lorsqu’il s’agit d’un domaine d’expertise, de laisser la parole à une personne spécialisée dans ce domaine. Cependant, tout le monde devrait participer à la conversation afin que chacun puisse exprimer ses opinions et idées. Ainsi les opinions de chacun seront exprimées, et cette perspective donnera également la possibilité d'avoir une idée sur la personnalité des gens.

Des pensées telles que"il en sait moins que moi, donc il ne faut pas qu’il parle" ou"seulement ceux ayant des connaissances devraient parler" sont erronées. Il se peut que quelqu'un ait moins de connaissances techniques par rapport aux autres, mais celui qui a été doté de sagesse par Allah, peut posséder  des qualités inconnues à d'autres. Il se peut également que la personne qui connaît tous les détails se soit focalisée sur le sujet et ait raté l’essentiel. Pour toutes ces raisons, il est important que chaque personne qui participe à une conversation, exprime ses idées et opinions afin que de nouvelles idées et points de vue apparaissent.

Dans un hadith, le Prophète Muhammad (pbsl) a également souligné les conversations dépourvues de sagesse qui n’incluent pas la glorification d’Allah :

Ibn Umar [r.a] rapporte ceci:

Le Prophète Muhammad (pbsl) a dit : “Ne parlez pas beaucoup et si vous parlez, parlez pour louer Allah. Parce que parler beaucoup au lieu de louer Allah,  rend le cœur sombre [dur]. Sachez que celui qui est le plus éloigné d’Allah est celui dont le cœur est sombre.” (Tirmidhi, Zuhd 62, (2413). (5891)

Les conversations agréables des croyants

Les croyants ne cherchent pas à satisfaire leurs égos,  en se mettant en avant ou en cherchant toujours à avoir le dernier mot. De ce fait, ils sont raisonnables et calmes. Leur courtoisie est basée sur leur attachement aux valeurs morales du Coran, ils permettent toujours aux autres d'être au premier plan, essaient de profiter de ce que les autres disent et s'abstiennent d'agir de façon ignorante.

Leursconversations sont sincères et honnêtes. Etant donné que les croyants se consultent mutuellement dans leurs affaires, l’opinion de chacun compte. Les croyants restent à l'écart des idées arrogantes et tenaces comme "mes idées sont les meilleures". Un croyant est toujours conscient du fait que quelqu'un d'autre pourrait en connaître plus. Pour ces raisons, ces bonnes conversations aident les croyants à avoir une foi plus forte, à penser plus profondément, à mieux comprendre les choses et à réfléchir  davantage sur les signes conduisant à la foi.

Les conversations nous donnent de bonnes opportunités pour apprendre à connaître les gens, pour bénéficier de leurs idées et de leurs pensées. Leurs émotions, leurs pensées, leurs désirs, ainsi que leurs erreurs se reflètent dans leurs discours. Le ton est un indicateur important pour faire la différence entre un croyant profond et un autre qui est dépourvu des qualités morales du Coran.

Car en raison de sa taqwa (crainte révérencielle d'Allah), un croyant ne met jamaisson interlocuteur mal à l'aise. Son discours est sincère, sage,   courtois, raisonnable, humble, positif et inspire la confiance. Il évite soigneusement toutes les conversations inutiles et stériles qui pourraient amener les gens au pessimisme, au désespoir et aux  conflits.

Qu'est-ce que la "sagesse"?

Lemot "sagesse" a un sens large qui peut être résumé comme ceci : "dire les choses d’une manière aussi parfaite qu’on peut et qui est traduite dans notre comportement et dans notre discours ; un discours concis mais avec une signification profonde, et la capacité de compréhension profonde qu’Allah Azzawajal a donnée à Ses Prophètes et pieux serviteurs." Les érudits islamiques ont défini la sagesse de différentes façons, mais la majorité est d'accord sur les points suivants :

"La sagesse implique  une connaissance bénéfique et des actions sincères." (Elmalili M. Hamdi Yazir, True Religion, Language of the Quran I, 915)

Donc, parler avec sagesse doit être compris comme parler de façon bénéfique, concise, et véridique ;  des conversations qui sont dites au bon moment et au bon endroit.

Les conversations tenues par le Prophète Muhammad (pbsl) sont les meilleurs exemples de conversation

Un croyant, même s'il a connaissance du sujet traité, pense à la possibilité qu’une autre personne connaisse également le sujet, et écoute donc à ses frères et sœurs avec intérêt et courtoisie. Cette valeur morale supérieure des croyants vient du fait qu'ils suivent les versets du Coran, et respectent le Prophète Muhammad (pbsl) dans tout ce qu'ils font. L’Imam Al Gazali décrit les conversations du Prophète Muhammad (pbsl) comme suit, se basant sur des hadiths :

"Il faisait des compliments à chaque personne présente dans l’assistance. De ce fait, chacun avait l’impression qu’il était le mieux aimé, de par la façon dont il  s’asseyait et écoutait, ses mots, les compliments qu’il adressait à ceux qui s’asseyaient en sa présence. Mais ces rencontres étaient des lieux respectueux, humbles et sécurisants…. Il appelait ses compagnons avec leur surnom pour les complimenter et si quelqu’un n’avait pas de surnom, ils leur trouvaient un nom et les adressaient ainsi…” (Hujjat-ul-Islam, Imam Ghazzali,Ihya Ulum-id-din, 2. cilt, Çeviri: Dr. Sıtkı Gülle, Huzur Yayın Evi, 1998, s.798)

Aisha (ra) explique les mots du Prophète Muhammad (pbsl) comme suit et montre comment un Musulman devrait parler :

"Lorsqu’il parlait, ses mots ne venaient pas d’une manière rapide et successive comme vous le faites ; il parlait peu mais d’une manière concise. Mais vous, vous continuez à ajouter de nouvelles phrases." (Al Fawaid, Hujjat-ul-Islam, Imam Ghazzali, Ihya Ulum-id-din, vol.2, Traduit par: Dr. Sıtkı Gülle, Huzur Editions, Istanbul 1998, p. 800)

 "Le Messager d'Allah, le Prophète Muhammad (pbsl) parlait avec précision (c’est-à-dire ses phrases étaient courtes et concises, mais  lourdes de signification). Tout ce qu’il voulait dire se trouvaient dans ces phrases courtes ; il ne disait jamais plus ni moins. Ses paroles se succédèrent d'une manière harmonieuse. Il se pausait entre les phrases, de sorte  que ses auditeurs pussent le suivre et mémoriser ce qu'il disait. Il avait une voix forte et agréable. Il parlait uniquement lorsque cela était nécessaire et disait toujours la vérité." (Abu Dawud,, Hujjat-ul-Islam, l'Imam Ghazali, Ihya Ulum-id-din, Vol. 2, traduit par : Dr Sitki Gülle, Huzur Editions, Istanbul 1998, p. 800)

"C’est seulement lorsqu’il s’arrêta de parler que les gens autour de lui commençaient à parler. Personne n’osait argumenter en sa présence." (Tirmidhi; Hujjat-ul-Islam, Imam Ghazzali,,Ihya Ulum-id-din, vol.2, Traduit par : Dr. Sıtkı Gülle, Huzur Editions, Istanbul 1998, p. 800)

"Il était très aimable, il souriait toujours à ces compagnons, aimait ce qu’ils disaient, les écoutait attentivement et se considérait être un des leurs." (Tirmidhi; Hujjat-ul-Islam, Imam GhazzaliIhya Ulum-id-din, vol.2, Traduit par : Dr. Sıtkı Gülle, Huzur Editions, Istanbul 1998, p. 800)

Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d’intelligence seulement s’en souviennent." (Sourate al-Baqara,269)

Comme le souligne ce verset, ce ne sont pas seuls les Prophètes qui peuvent être dotés de sagesse mais aussi les gens ordinaires. Tous les croyants -hommes et femmes - peuvent demander à Allah de leur accorder une telle bénédiction.

Les croyants sont conscients des bénédictions incommensurables de la sagesse et demandent à Allah de leur accorder "la sagesse, l'éloquence et l'aisance d’expression". La supplication faite par le Prophète Abraham (psl) est donné en exemple aux croyants dans le Coran :

Seigneur, accorde-moi sagesse [et savoir] et fais-moi rejoindre les gens de bien ; fais que j’aie une mention honorable sur les langues de la postérité. (Sourate as-Shuaraa, 83-84)

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